Comment choisir le bon fournisseur de messagerie électronique ?

Les fournisseurs de services de messagerie sont plus que de simples expéditeurs – lors du Sommet digital 2020 de la Certified Senders Alliance, on a pu bénéficier des compétences des experts du secteur.

Depuis que le premier courrier électronique a été envoyé il y a plus de 30 ans, il est devenu une partie intégrante du marketing mix de presque toutes les grandes marques et aussi des petites et moyennes entreprises. Pourtant, le email marketing est devenu depuis longtemps bien plus que le simple envoi régulier d’une newsletter à la plus grande liste de distribution possible.

Les campagnes automatisées avec des courriels personnalisés offrent au destinataire exactement les informations qu’il souhaite, et le reporting qui indique à l’expéditeur quels destinataires ont été intéressés par quels articles de la newsletter est une pratique courante aujourd’hui.

Cela fait désormais des années que les marques n’envoient presque plus leurs propres mails, car les spécialistes du marketing comptent sur les fournisseurs de services email pour envoyer leurs courriels. Les exigences des services marketing des entreprises sont aussi variées que les services offerts par les fournisseurs.

Alors, comment trouver le bon fournisseur pour sa stratégie d’email marketing ? La Certified Senders Alliance (CSA) a rassemblé quelques conseils pour pouvoir le choisir.

La première étape dans la recherche du bon fournisseur de messagerie est une analyse minutieuse de votre stratégie de mail marketing précédente. Qu’est-ce qui va bien, qu’est-ce qui va moins bien, qu’est-ce que je veux changer dans mes campagnes à l’avenir ? Vous  contentez-vous d’envoyer des newsletters régulièrement, des courriels transactionnels ou souhaitez-vous des campagnes personnalisées à plusieurs niveaux ?

Orientez-vous sur un cas d’utilisation concret et analysez-le complètement. C’est la meilleure façon de voir ce dont vous avez vraiment besoin. Créez ensuite un profil d’exigences qui peut être très utile lors du choix d’un fournisseur.

Voici quelques points que vous devez absolument prendre en compte lors du choix d’un fournisseur de services de messagerie.

Gestion des adresses

Dans l’email marketing, les adresses de vos destinataires sont votre atout le plus important et la qualité et l’actualité des adresses électroniques contribuent de manière significative au succès du canal. Ils doivent donc être traités avec les soins appropriés.

En tant que marque, vous serez responsables de l’enregistrement et du désenregistrement conformes à la loi. Cependant, veuillez vous assurer que le fournisseur de votre choix traite les données dans le respect de la loi et qu’il fournit les installations techniques appropriées pour pouvoir mettre en œuvre ces processus en toute sécurité juridique.

L’inscription à une newsletter, par exemple, doit toujours se faire par le biais d’un Double-Opt-In (DOI). Les inscriptions doivent également être enregistrées et doivent pouvoir être récupérées à tout moment. Une gestion minutieuse des bounces et des plaintes garantit la réputation à long terme de votre marque et donc la délivrabilité de vos mails.

Les courriels adaptés au groupe cible respectifs ont une condition de base pour un marketing par mail réussi. Par conséquent, vous devez également segmenter vos listes de diffusion pour différents envois en fonction de certains critères tels que l’âge, le sexe ou les intérêts. Vérifiez dans quelle mesure votre fournisseur de messagerie soutient cette exigence.

Personnalisation et automatisation

Que les messages doivent être adressés personnellement devrait aller de soi, mais la personnalisation va bien au-delà. Par exemple, vous pouvez fixer des délais de livraison individuels ou envoyer des recommandations de produits individuelles en fonction du comportement des utilisateurs.

Il est également possible de mener des campagnes en plusieurs étapes, entièrement automatisées et déclenchées. Globalement, vous devez essayer d’intégrer votre fournisseur de messagerie autant que possible dans votre stratégie de gestion, par exemple en le connectant aux systèmes CRM et CMS ou à votre planification des ressources.

Analyses, tests, rapports

Un objet du message bien écrit peut avoir une influence significative sur le taux d’ouverture des courriels. Mais vous ne saurez si un objet est bon qu’après l’avoir essayé. Différentes procédures de test sont possibles, du simple test A/B au test complexe avec plusieurs variantes de mails. Cela vous permet d’optimiser vos envois en ce qui concerne le taux d’ouvertures, de clics ou de conversion.

Après avoir envoyé votre newsletter, vous voulez naturellement savoir si elle a atteint le destinataire et s’il l’a lue. Presque tous les fournisseurs de services de messagerie offrent à cet effet des fonctions étendues de rapport et d’analyse. Réfléchissez donc attentivement aux chiffres dont vous avez besoin pour évaluer vos envois.

Service et support

Le plus beau courriel est bien sûr inutile s’il n’atteint pas son destinataire. Assurez-vous donc que votre fournisseur de services e-mail attaché une grande importance au thème de la délivrabilité et prend des mesures appropriées, comme la certification par la Certified Senders Alliance (CSA).

Assurez-vous également que le fournisseur de votre choix utilise les procédures d’authentification habituelles telles que SPF, DKIM et DMARC. En plus, on peut utiliser la norme BIMI et afficher le logo de la marque de l’expéditeur dans la boîte de réception, ce qui donne une confiance supplémentaire au destinataire.

Plus le fournisseur de services e-mail vous propose et met en œuvre une configuration IP et de domaine dédié, plus il est possible de surveiller et d’influencer la délivrabilité et la réputation des courriers électroniques dans la boîte de réception.

Une autre question importante est la protection des données. Les violations du règlement général sur la protection des données (RGPD), qui est en vigueur depuis le 25 mai 2018, sont soumises à des sanctions sévères. En ce qui concerne le RGPD, vous êtes bien sûr le premier responsable. Vous devez vous assurer que votre fichier d’adresses est propre et ne contient que des adresses qui ont été collectées conformément au RGPD. Vous devez également conclure un contrat avec votre fournisseur de messagerie pour le traitement des données.

Des cours de formation et de perfectionnement sur l’envoi de courriers électroniques, sur la délivrabilité, la gestion des données et l’automatisation ne sont pas obligatoires, mais ils constituent un transfert constant de connaissances et peuvent vous aider à accroître le succès de votre marketing par mail.

Un service d’assistance à la clientèle rapide et fiable aide en cas de problème.

En fin de compte, c’est vous qui décidez, selon votre budget,les caractéristiques à inclure dans votre profil d’exigences.

Un coup d’œil sur la plateforme emailvendorselection.com peut également aider à décider pour ou contre un fournisseur particulier. Plus de 400 y sont répertoriés de nombreux conseils utiles.

Pour en savoir plus sur les dernières technologies, les tendances (par exemple, BIMi, le courriel du futur) et les réglementations légales en matière d’email marketing, visitez les webinaires gratuits du Sommet digital de la CSA.

Sous la devise « Bridging the Gap », l’accent sera mis sur les différentes attentes de toutes les personnes impliquées dans l’envoi d’un courriel. Une session se penchera également sur les responsabilités entre le fournisseur de messagerie et la marque. Le Sommet digital de la CSA réunit virtuellement les principaux experts mondiaux de l’industrie du courrier électronique. Pour plus d’informations et le programme complet, rendez-vous sur : https://summit.certified-senders.org/

Pour plus d’informations sur la Certified Senders Alliance, sa certification et une liste des fournisseurs certifiés, visitez : https://certified-senders.org/

Source: Webmarketing & co’m

10 bonnes résolutions pour une stratégie d’email marketing réussie en 2020

Les bonnes résolutions pour la nouvelle année appartiennent à la Saint-Sylvestre comme les feux d’artifice, mais la plupart du temps elles restent ce qu’elles sont, juste des résolutions  et ne sont jamais systématiquement mises en pratique. La Certified Senders Alliance (CSA) a résumé 10 bonnes résolutions pour l’année 2020, auxquelles vous devriez absolument vous tenir, au moins si vous voulez mener des campagnes d’email marketing réussies dans l’année à venir et compter sur une relation de confiance avec vos clients actuels et futurs.

Un atout précieux : des adresses de qualité

N’incluez dans votre liste de diffusion que les adresses de personnes que vous avez générées légalement, dont vous savez que vous voulez leurs informations et dont vous pouvez toujours prouver le consentement. Cela vous donne non seulement une sécurité juridique, mais protège également votre réputation et établit la confiance avec vos clients.

Une petite liste de diffusion avec des adresses de haute qualité est préférable à une grande liste de diffusion avec des adresses provenant de sources au moins douteuses. Dans tous les cas, utilisez la procédure de Double-Opt-In. En cas de doute, vous devez pouvoir prouver clairement à tout moment que vous avez le consentement de chaque personne à qui vous avez envoyé un e-mail. Et avec Double-Opt-In (DOI), vous êtes du bon côté.

Parlez clairement

Soyez honnête, même lorsqu’il s’agit d’attirer de nouveaux abonnés à votre newsletter. Dites ce que vous voulez avec des mots clairs et compréhensibles, ne « cachez » pas votre demande de consentement à la publicité. Le destinataire remarquera toujours lorsqu’il reçoit une newsletter qu’il n’a pas demandé consciemment. Il se désabonnera, gêné – ou pire encore – il la marquera comme spam dans sa boîte de réception.

Faites attention aux pièges

Ne tombez pas dans le piège. Si vous envoyez un mail à un Spam-Trap (piège à spam), votre réputation d’expéditeur sérieux en souffre et vous vous retrouvez rapidement sur une liste noire. Maintenez vos listes de diffusion propres et soignez-les régulièrement. Supprimez immédiatement les adresses inactives de vos listes et n’envoyez pas à d’anciennes adresses que vous n’avez pas utilisées depuis des années.

Maintenez les listes de diffusion propres

Si votre fournisseur de services de messagerie électronique propose le feedback loop (boucle de rétroaction de plainte spam), utilisez cette option. Vous recevrez alors un retour d’information de votre fournisseur sur les destinataires qui classent votre courrier comme spam ou courrier indésirable. Cela vous aide également à maintenir une liste propre, mais bien sûr seulement si vous supprimez immédiatement les adresses concernées.

Attention aux loteries

Si vous participez
en tant que co-sponsor à un concours pour générer des adresses, veillez à ce
que le nombre de sponsors soit réduit (max. 8) et que vous ayez accès à tout
moment à la déclaration de consentement du destinataire.

Tenez votre parole

Respectez les accords. Si vous avez un accord pour envoyer une newsletter sur la mode, n’envoyez pas de publicité pour les voitures. S’il existe déjà une relation client avec le destinataire pour un produit spécifique, veillez à ne lui envoyer que des informations sur des produits identiques ou similaires.

Dans les autres cas, n’envoyez de la publicité que pour les produits ou services mentionnés dans la déclaration de consentement. Évitez d’utiliser dans la déclaration des termes  » vagues  » de l’industrie tels que  » finance et assurance  » ou  » vente par correspondance « .

La loi est la loi

Respectez toujours
le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Non seulement parce
que vous êtes menacés de lourdes sanctions en cas de non-conformité, mais aussi
parce qu’une infraction à la loi met en danger votre bonne réputation et la
confiance de vos clients. Si vous répondez aux critères de la Certified Senders
Alliance (CSA)
et que vous en obtenez la certification, vous êtes toujours du bon côté,
également en ce qui concerne le RGPD.

Défendez-vous du phishing

Protégez-vous et protégez votre marque contre l’hameçonnage. Utilisez les normes SPF, DKIM et DMARC lors de l’envoi de vos e-mails. Avec l’aide de DMARC, Sender Policy Framework (SPF) et Domain Keys Identified Mail (DKIM), vous avez la possibilité de rendre vos emails clairement reconnaissables pour un fournisseur de messagerie et en même temps de déterminer comment il doit traiter les emails qui semblent provenir de vous. Ainsi, les emails de phishing peuvent être détectés et filtrés de manière fiable avant qu’ils n’atteignent le destinataire et ne causent des dommages éventuels à votre client.

Le contenu compte

Si vous connaissez
les attentes de vos clients et que vous leur fournissez exactement le contenu qu’ils
veulent lire, vous avez déjà fait un grand pas vers la conversion. À quel
moment du parcours client se trouve le destinataire de ma
newsletter, comment faut-il s’adresser à lui, quelles sont les informations pertinentes
et intéressantes ? La pertinence crée un intérêt, lie les clients existants et
en génère de nouveaux.

Si vous vous en tenez aux intentions mentionnées ci-dessus (presque) rien ne s’oppose à une stratégie d’email marketing réussie. Mais il y a encore une dixième bonne résolution :

Dernier point, mais non des moindres : le Sommet de la CSA sur le courrier électronique

Visitez le Sommet 2020 de la CSA du 22 au 24 avril à Cologne, en Allemagne. Pendant trois jours, des experts en marketing, des formateurs en informatique et des cadres de plus de 15 pays discuteront des nouveaux développements dans l’industrie de l’email. Vous apprendrez ici ce qui fait un bon courriel, comment vous protéger et protéger votre marque contre les abus et comment maintenir la confiance de vos destinataires. Pour plus d’informations sur le sommet, cliquez ici.

Source: Webmarketing & co’m

Comment réussir une stratégie d’email marketing efficace ?

L’emailing marketing est un canal d’acquisition privilégié par les entreprises de tout secteur. En B2B comme en B2C, le ROI d’une stratégie emailing bien ficelée est souvent positif. Simple par son aspect, un email marketing nécessite cependant un véritable travail stratégique et opérationnel. Objet, ton à adopter, call-to-action, ciblage sont autant d’éléments à considérer avant de lancer une campagne…

Qu’est-ce que l’email marketing ?

Avec la transition digitale, les techniques de communication ont profondément changé. Si l’emailing marketing prenait, il y a quelques années, l’aspect d’un outil utilisé pour s’adresser massivement à des contacts plus ou moins ciblés, c’est aujourd’hui tout autre chose.

En effet, avec le RGPD, envoyer un email répond à de nouvelles contraintes, dont notamment celles du consentement et du libre désabonnement. Cela a logiquement fait naître de nouveaux enjeux, comme celui de mieux cibler ses destinataires et d’apporter un soin tout particulier au contenu que l’on diffuse.

Les objectifs ont évolué, se sont précisés. Aujourd’hui, une
campagne emailing peut répondre à plusieurs problématiques :

  • Achat d’un produit ;
  • Téléchargement de brochure ;
  • Notoriété ;
  • Veille ;
  • Positionnement de sa marque ;
  • Etc.

Comprendre vos leads

Pour réussir efficacement le ciblage de vos destinataires, il faut commencer par les comprendre. Gardons à l’esprit que nous sommes tous soumis à une multiplicité d’informations et de sollicitations en tout genre. Pourquoi votre email serait-il susceptible d’intéresser vos leads plus qu’un autre ? C’est en connaissant leurs intérêts, leurs comportements, comment ils vous ont connu que vous pourrez y répondre. Comme le posait le modèle de Lasswell : qui, dit quoi, à qui, avec quels effets et par quel canal ?

Pour avoir un modèle type, il est possible de mettre en place des personas. En marketing cela permet souvent de guider les actions de communication afin d’avoir toujours à l’esprit les caractéristiques principales de la cible à laquelle on s’adresse. On peut inclure tout un panel d’informations : type d’entreprise, secteur d’activité, leurs besoins, leurs habitudes de consommation, leurs préférences pour naviguer sur internet, etc.

Il est ensuite possible de mettre en place un processus de lead scoring afin de hiérarchiser les conversions potentielles, en fonction des objectifs préalablement déterminés. Enfin, une fois les leads bien identifiés, vous pouvez définir une stratégie de lead nurturing, permettant d’apporter les bons contenus à vos différents segments. De la sorte, une campagne emailing s’intègre pleinement à une stratégie de content management plus globale.

A/B test : une méthode indispensable

stratégie emailing

Il existe plusieurs façons de mettre en place un A/B testing. En comparant plusieurs envois pour un même emailing, vous allez pouvoir confronter plusieurs ROI afin d’optimiser vos prochaines campagnes. L’A/B test peut s’effectuer sur :

  • L’heure d’envoi ;
  • Le format de l’emaling ;
  • Les call-to-action ;
  • Les couleurs ;
  • L’objet ;
  • Les accroches ;
  • Etc.

Libre à vous de configurer vos envois en fonction des données qui vous semblent les plus pertinentes à acquérir en priorité. Par exemple, envoyer le même emailing tôt le matin et tard le soir vous permettre de comparer les taux d’ouverture, modifier l’emplacement et le texte des call-to-action de comparer le taux de clic, rédiger différents objets d’analyser si votre cible est plus sensible à une interrogation, une invitation, une accroche longue ou courte, etc.

Évidement, mieux vaut définir, en amont, des objectifs pour suivre l’évolution de ces tests. Il s’agira ensuite à l’équipe marketing d’analyser l’ensemble des résultats pour mettre au point des rapports et des recommandations d’action. C’est notamment une tâche qui peut revenir à un data scientist, spécialiste de la donnée.

Segmenter vos envois de façon stratégique

Afin de réussir votre stratégie d’email marketing, la segmentation de votre base de données est une clé non négligeable. L’objectif étant d’apporter un contenu ciblé à vos leads pour maximiser votre taux de conversion.

Les critères de segmentation fluctuent selon la nature de votre business : B2B ou B2C. Dans le premier cas, il peut être intéressant de vous intéresser aux types d’entreprises dans lesquelles travaillent vos prospects et leur secteur d’activité, ainsi qu’à leur fonction. En effet, un directeur des ressources humaines et un directeur marketing ne sera pas nécessairement sensible au même type d’informations.

Dans la même logique, la typologie des contenus peut également devenir un segment. Par exemple, si vous êtes une agence de communication globale, pourquoi ne pas cibler vos envois en fonction de vos différentes spécialités (search marketing, design thinking, marque employeur, etc.) ?

Quel outil choisir pour réussir son emailing marketing ?

Sur le marché de l’emailing marketing, il existe plusieurs
outils professionnels de qualité. Il est difficile de distinguer le meilleur
parmi les leaders, mieux vaut identifier les solutions et les tester pour définir
celle qui correspond le mieux à vos besoins. À noter que les tarifs peuvent
varier en fonction du nombre d’emails envoyés ou du nombre de contacts présents
au sein de vos listes.

On peut néanmoins citer plusieurs outils qui ont fait leurs preuves :

  • MailChimp ;
  • Sendinblue ;
  • Mailjet ;
  • Sarbacane.

Et si vous alliez encore plus loin pour bâtir vos stratégies
d’emailing ?

Source: Webmarketing & co’m

Comment créer de l’engagement en emailing sans utiliser de promotion ?

Le constat est flagrant : vous ne vendez pas assez. Alors vous cherchez pourquoi. Vous vérifiez la structure de vos pages de ventes. Vous faites un sondage pour savoir si votre produit répond bien aux besoins de votre audience. Vous vérifiez les taux d’ouvertures de vos séquences d’email automatisé. Ah. Tiens tiens. Les chiffres ne sont pas bons…

Vous poussez un peu l’analyse. Dépitant. Vos yeux enchaînent les lignes agrémentées de faibles pourcentages.

Lorsque soudain, votre regard s’illumine. Là ! Enfin un email ouvert et cliqué digne de ce nom. Vous prenez connaissance de l’objet de l’email :

« -30% pendant 48H : GO !« .

Votre espoir se transforme alors en amertume. Sans promotion, vos mails sont négligés de tous.

Un sentiment d’injustice vous envahit. Vous avez passé des journées à créer vos séquences mails. Vous passez des heures à proposer une newsletter attirante. Mais personne ne vous rend la monnaie de votre pièce. Que dis-je, de vos Louis d’or.

Je sais ce que vous ressentez. Parce que je l’ai vécu. Mais j’ai réussi à corriger le tir.

Voyez les pourcentages d’ouvertures des trois premiers mails de ma séquence mail (le premier jour ne compte pas vraiment, car je propose un bonus à télécharger) :

séquence email marketing
engagement en emailing
email marketing

Pas mal, non ?

À la fin de cet article, vous aurez les clés pour booster l’engagement en emailing que vous attendez tant sans avoir besoin de faire de promotions à tout va.

Alors, commençons de suite.

Comment mesurer l’engagement en emailing ?

Je ne vais pas passer par quatre chemins. Je ne vais pas non plus vous balancer des définitions alambiquées qui sonnent vide.

Il y a deux mesures indispensables pour mesurer l’engagement en emailing :

  1. Le taux d’ouverture de vos mails ;
  2. Et le taux de clic dans vos mails.

Si les personnes ouvrent vos mails, cela veut dire qu’elles sont potentiellement intéressées par ce que vous avez à leur dire. Si elles cliquent sur le lien dans votre mail, il y a des chances pour que ce que vous leur proposiez leur plaise.

Bien.

Mais en fait, quel est le niveau d’engagement moyen en Europe ? Autrement dit, quelle est la moyenne des taux d’ouverture et de clics sur les séquences mails ?

  • Taux d’ouverture moyen : 26,91 % ;
  • Taux de clic moyen : 4,61 %.

Bien sûr, ces chiffres sont à prendre à la légère, car ils varient selon les secteurs d’activité.

Maintenant que vous vous êtes situés, voyons comment créer encore plus d’engagements en emailing, en améliorant ces deux indicateurs.

Améliorer son taux d’ouverture pour booster l’engagement en emailing

C’est évident : si vos prospects ne prennent même pas la peine d’ouvrir vos mails, tout le reste ne sert plus à rien. C’est le début du processus, la première marche. Et voici comment atteindre des taux d’ouverture qui feront passer la moyenne européenne pour une vaste blague.

1- Trouvez le titre hypnotique

Oui, l’objet de votre mail est important. Même indispensable. C’est lui qui fera que votre mail sera 3 fois plus lu qu’avec un autre titre. Et l’inverse marche aussi.

Comment trouver un bon titre pour vos emails ? Grâce aux tests A/B. La quasi-totalité des autorépondeurs professionnels permett de tester deux versions d’un même mail, mais avec des titres différents.

Et surtout, s’il vous plaît, ne vous laissez pas avoir. Parfois, un titre « vous paraît » mieux qu’un autre. Mais après test, c’est l’inverse. Non, les chiffres ne mentent pas. Ils disent la vérité.

Voyez le dernier test A/B que j’ai effectué sur un email de ma newsletter.

test A/B email

Imaginez si je m’étais contenté d’envoyer la deuxième version. Mon taux d’ouverture aurait été plus de 22% inférieur.

Tout est dit : faites des tests A/B sur vos objets, encore et encore.

2- Soignez votre preheader

Qu’est-ce que c’est qu’un preheader ? Simplement la première ligne de votre mail qui apparaît en Prévisualisation. Surtout sur smartphone.

Vous l’imaginez sans doute, l’impact du preheader est bien réel, comme le montre les chiffres de Getresponse :

engagement en emailing

Contentez-vous de faire que votre première ligne donne envie au lecteur. Un peu à la manière dont la méta description influe sur le clic des internautes lors des recherches Google.

3- Envoyez à des heures bien précises

Je vais tuer le suspens tout de suite. Il n’y a pas de « meilleur horaire » pour envoyer vos mails.

Mais si vous envoyez à midi pile, ne vous attendez pas à des miracles non plus.

Après des mois de tests, voici les 3 horaires qui m’offrent les plus grands taux d’ouverture :

  • 7 h : oui, c’est tôt. Mais la première chose que fait la majorité des personnes en se réveillant est de consulter son smartphone ;
  • 14 h : quand la pause dèj est finie, et que c’est dur de se remettre au boulot, les personnes consultent leur boîte mail perso ;
  • 18 h : en fin de journée, après le travail ou les cours.

Ok. Vous avez trois clés en main pour améliorer vos taux d’ouverture. À vous de les implémenter du mieux que vous pouvez. Et place à la suite.

Forcer vos taux de clics comme preuve d’engagement en emailing

Vous savez désormais comment améliorer significativement vos taux d’ouverture. Voyons maintenant comment accroître vos taux de clics.

Lorsqu’un membre de votre audience ouvre votre email, c’est un peu comme s’il vous disait « tiens, tu m’as l’air intéressant, voyons voir« . Lorsqu’il clique sur le lien, cela sous-entend « bon, j’ai envie d’en savoir plus, je te fais confiance« .

La morale ?

Vos taux de clics sont ultra représentatif de la confiance de votre audience envers vous.

Voyons comment améliorer cette metrics.

1- Offrez du Lamborghini, pas du Peugeot

Je n’ai rien contre Peugeot.

Mais pour gagner la confiance de vos lecteurs et faire que vos mails soient cliqués, vous devez miser sur la qualité. Pas la quantité.

Autrement dit, visez le sur mesure de Lamborghini, pas le standardisé de Peugeot.

Pour faire simple : offrez du contenu personnalisé.

Comment ?

  • Vous pouvez recueillir le prénom en plus de l’adresse mail sur vos pages de capture, et commencez vos mails par « Salut [prénom] » ;
  • En segmentant vos listes. Je n’envoie pas les mêmes mails à mes clients qu’à mes prospects. Imaginez un instant.

Sylvie à découvert votre blog de randonnée il y a quelques jours, et s’est inscrite par mail. Elle achète alors votre formation sur l’orientation. Malheur : elle ne change pas de liste.

Le lendemain, elle reçoit une newsletter sur votre formation « Apprendre l’orientation en 30 jours« .

Elle décide de se désinscrire de votre système d’email marketing, trouvant votre contenu peu pertinent.

Et par segmentation alors ?

Sylvie serait passée de votre liste « prospect » à votre liste « client orientation« .

Le lendemain, elle aurait reçu un email sur votre formation « comment composer son sac à dos à merveille« .

Sylvie se dit que cette formation est complémentaire à la première. Alors elle l’achète. Et ainsi de suite.

Oui, je sais. C’est carrément cliché. C’est fait exprès.

Mais avec cet exemple exagéré, vous avez compris l’importance de segmenter vos listes d’inscrits.

2- Parlez de vous

  • Ce matin, je suis en colère ;
  • Je vous écris aujourd’hui, car je suis content ;
  • J’ai fait une trouvaille. Et j’en suis tout excité.

Décrivez vos émotions au tout début de vos mails. Ainsi, vous touchez votre audience. En plein coeur.

Que ressentez-vous lorsqu’un ami vous dit « Ce matin je me suis pris la tête avec mon frère. Du coup, il est sorti prendre l’air« .

De la compassion, si vous êtes un bon ami. De l’empathie également.

Maintenant, que ressentez-vous si votre ami vous dit « Ce matin je me suis pris la tête avec mon frère. Du coup, il sortit prendre l’air. Ça m’a rendu triste« .

Encore plus de compassion. Encore plus d’empathie. Vous vous mettez à sa place. Vous le comprenez.

Voilà la puissance des émotions.

Alors, dans votre prochain mail, n’oubliez pas de décrire votre état émotionnel dès la première phrase.

Le bonus dans tout ça ? Votre preheader attira d’autant plus la curiosité.

3- Optimisez vos liens

Quoi de plus banal que « pour regarder la vidéo privée, cliquez ici. » ?

Une pop-up proposant un ebook offert. Peut-être (et encore).

Faites l’effort d’optimiser vos liens dans vos mails. Vous verrez, votre taux de clic ne s’en portera que mieux.

Faites en sorte que le lien cliquable concerne l’objet que vous proposez. Par exemple, « voici une nouvelle vidéo sur comment faire une tresse indienne en moins de 30 minutes ».

Autres astuces lorsque vous proposez des vidéos. Prenez la miniature de votre vidéo, rendez-vous sur Canva et insérez le logo play de YouTube. Puis, insérez le lien sur l’image en question.

Vos prospects penseront ouvrir la vidéo directement dans le mail, alors qu’elles seront redirigées vers une page de votre blog (ou sur YouTube). Exemple dans ce mail :

engagement en emailing

Ne perdez pas l’essentiel

Vous aurez beau tenter d’améliorer vos taux d’ouverture et vos taux de clics. Vous aurez beau appliquer l’ensemble des astuces développées dans cet article. Si vos prospects ne sont pas qualifiés, c’est peine perdue.

Retenez simplement ceci : mieux vaut peu d’inscrits intéressés par ce que vous proposez, que beaucoup d’inscrits qui se foutent totalement de votre travail.

Parfois, engagement en emailing passe par là, sous vos yeux. Dans la première étape de votre tunnel de conversion.

Source: Webmarketing & co’m

Comment créer une newsletter mensuelle efficace ?

Vous le savez déjà : le mail est un outil très efficace pour communiquer avec vos clients. Comme pour les convaincre d’acheter. Potentiellement, d’après Hubspot, chaque mail peut vous rapporter 38 € pour chaque € investi. En termes de ROI (retour sur investissement), vous trouverez rarement mieux. À condition que les vôtres soient efficaces. Oubliez les simples mails promotionnels et passez à la newsletter qui rapporte…

Tournez la page (du calendrier)

L’un des éléments les plus importants, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans l’emailing, c’est la régularité. Vous ne pouvez pas décider un jour d’envoyer trois mails sur la semaine, puis oublier vos abonnés pendant les trois semaines suivantes.

Votre but, c’est de créer un rendez-vous, attendu par vos
lecteurs (ne vous leurrez pas, la plupart d’entre eux oublieront
que vous allez leur envoyer un mail précisément tous les 1ers jeudis du mois… ils s’en rappelleront juste en l’ouvrant).

Respectez votre calendrier de publication

Donc, votre première étape, c’est de fixer une date sur votre
calendrier. Et de vous y tenir. Une newsletter par mois est un
objectif facile à atteindre, qui vous laisse à la fois le temps de
trouver de quoi vous allez parler, de le mettre en forme… et de ne
pas surcharger vos destinataires !

Trouvez votre voix

Pourquoi les gens s’abonnent-ils à votre newsletter ?
Juste pour recevoir vos offres promotionnelles, pour connaître vos
nouveaux produits ou offres de service… ou également pour avoir
l’impression de faire partie d’un club privilégié, de mieux
vous connaître ?

Si vous vous rapprochez de la deuxième réponse, vous êtes déjà
sur la bonne voie : celle du mail qui convertit. Sinon, il n’est
pas trop tard pour revoir toute votre communication.

N’oubliez pas que, chaque jour, les internautes reçoivent des dizaines de mails. Ne dites pas juste que vous lancez un nouveau produit : racontez sa genèse, vos espoirs pour celui-ci, ce qui vous a motivé pour le créer. Ne leur parlez pas juste de soldes d’été : faites-les rêver en évoquant les vacances que vous souhaiteriez prendre.

Pour un résultat plus efficace, il vous faudra être un minimum
sincère : vous n’allez pas vous forcer à incarner un
personnage qui ne vous ressemble pas. Par contre, vous allez mettre
de l’humain au cœur de votre newsletter. Et un humain qui vous
ressemble : avec de l’humour si cela fait partie du
positionnement de votre marque, avec un esprit plus sérieux si vous
tenez à le rester. Mais toujours avec une personnalité qui est la
vôtre, pas celle des autres.

N’en faites pas trop

Si votre mail comporte des dizaines d’offres et de liens, vous
allez perdre l’attention de vos lecteurs. En arrivant à la fin
(s’ils vont jusque là), ils auront oublié de quoi vous parliez au
début. Surchargés, ils ne pousseront pas l’expérience plus loin,
et ne cliqueront pas sur vos liens.

Trop de choix tue le choix.

Vous allez simplifier votre vie (et la leur) en concentrant chaque
newsletter sur un ou deux messages maximum. D’une part, vous
perdrez moins de temps à réfléchir aux sujets que vous voulez
aborder. De l’autre, votre mail sera plus lisible.

tenez-vous en à un objectif par newsletter

De même, inutile de rédiger un message long comme une saga en quinze
saisons. Les gens n’ont pas de temps, ni eux, ni vous. Parfois, quelques
lignes seront bien plus utiles qu’un roman. Et vous aurez plus de
chance qu’elles soient parcoures jusqu’au bout ou, au minimum, jusqu’à
votre appel à l’action, celui pour lequel vous écrivez.

D’ailleurs, un mail ne doit pas nécessairement comporter de nombreux visuels pour être efficace. Votre logo, une image ou un GIF… voilà ce qui peut suffire pour commencer. La mise en page du mail, quoiqu’importante, l’est moins que le contenu.

Suivez le fil

Si votre contenu doit être percutant, il ne servira à rien s’il
n’est pas lu. Le sujet de votre mail, son en-tête, doivent être
tout autant réfléchis que les dizaines de lignes qui suivront.

Pensez à vos newsletters comme à une histoire qui serait racontée : une bande-annonce, une intro, une intrigue qui se déroule, puis une fin qui reste en mémoire. Avouez que c’est quand même plus agréable de recevoir des messages de ce type plutôt que « grande foire aux matelas ce week-end ».

Racontez une histoire dans votre newsletter

Ce qui ne vous empêche pas de mettre en avant une promotion ou un
événement dans votre newsletter. Simplement vous allez concevoir
d’autres manières de les présenter.

Dès maintenant, prenez votre calendrier, et réfléchissez aux
événements qui ponctuent les mois à venir. Vous allez bien trouver
douze sujets potentiels à aborder afin de créer du lien avec les
abonnés à votre newsletter. Il ne vous reste plus qu’à réfléchir
à la manière dont vous allez remplir la première d’entre elles
(ou la faire rédiger par quelqu’un d’autre). Un message, une
histoire, un appel à l’action. C’est court, efficace… et vous
aurez tout à y gagner.

Source: Webmarketing & co’m

Le futur de l’e-mail – E-Mail just for you

En 2018, 3,8 milliards d‘utilisateurs ont envoyé 280 milliards d’e-mails par jour dans le monde. On prévoit que d’ici l’an 2022, on arrivera jusqu’à 333 milliards d’e-mails par jour. Le courriel est un moyenpeu coûteux d’être en contact avec les clients et son ROI (retour sur investissement) de 42% suffit à enflammer le cœur des spécialistes du marketing…

Face à ces chiffres énormes, la pertinence d’un courriel devient de plus en plus importante quand il s’agit de communiquer avec les clients par mail. Les spécialistes du marketing veulent que leur message se démarque des autres 332.999 milliards qui sont envoyés chaque jour aux clients.

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Une deuxième tendance qui se produit dans le monde de l’économie et qui peut également être exploitée dans le courrier électronique  est la personnalisation. Enfin, l’importance de l’engagement est de plus en plus grande. Le défi consiste à réunir ces trois facteurs pour trouver un moyen pour les clients de s’engager auprès des marques à travers l’e-mail.

L‘adaptation et la personnalisation, par leur nature même, augmentent l’engagement des clients, favorisent l’établissement de relations plus étroites avec les clients et, au bout du compte, entraînent une augmentation des dépenses. Cela est possible en email marketing si l’on offre des choix individuels dans des cadres normalisés.

Les normes facilitent la communication entre les expéditeurs et les destinataires et permettent au courrier électronique d’être plus flexible et plus productif. « Email Just For You » représente l’importance de cette individualité souhaitée, mais aussi des standards de qualité qui sont à la base de l’évolution de l’email.

L’expérience personnelle dans  l’email marketing

Que peuvent faire les spécialistes du marketing, pour personnaliser plus
efficacement leurs messages ?

1. Pertinence

La personnalisation est
basée sur la mesure dans laquelle le contenu du courriel et le courriel
lui-même correspondent aux besoins du destinataire. L’e-mail doit toujours être
personnalisé en fonction des besoins du destinataire, car il est alors
pertinent pour cette personne. Il doit être envoyé avec le bon contenu, à la
bonne personne, au bon moment.

La personnalisation doit
donc passer en premier, en règle générale. Il pourrait y avoir des exceptions,
bien sûr. Par exemple, si je reçois un e-mail d’anniversaire, il n’est pas
nécessaire de le personnaliser davantage que de me souhaiter un bon
anniversaire.

2. Personnalisation

La personnalisation est donc une catégorisation plus fine au sein de l’adaptation du mail. Bien sûr, il faut avoir avant tout des informations supplémentaires de la part du destinataire – et surtout avec son accord. Les marketeurs ne peuvent utiliser que les renseignements que le destinataire veut qu’ils utilisent, et ils devraient indiquer très clairement au destinataire qu’ils ne travaillent qu’avec l’information que le destinataire leur permet d’utiliser.

L’un des mécanismes permettant d’obtenir ces informations consiste à demander un feedback ou à mettre au point une campagne créative d’activités où les destinataires peuvent soumettre leurs données. De cette façon, il est possible d‘obtenir des informations sur les clients et leur consentement pour collecter et utiliser les données. Ces données peuvent ensuite être utilisées pour créer des messages vraiment ciblés et personnalisés.

Un exemple serait le feedback du destinataire au sujet d’un produit. Cependant, pour y parvenir, l’un des principaux défis à relever est que les différents services de l’entreprise doivent collaborer beaucoup plus étroitement qu’ils ne l’ont fait dans le passé. Avec cette approche, il n’est plus possible d’avoir un fonctionnement en silos dans l’entreprise.

En ce qui concerne le feedback, par exemple, il doit y avoir un lien entre les spécialistes du marketing par courriel et le service clientèle. Si le service clientèle reçoit un message d’un client insatisfait, ces informations peuvent être intégrées dans les activités d’e-mail marketing. Mais cela nécessite vraiment un changement de mentalité dans les entreprises et une collaboration entre les services.

Pour plus d’informations sur la façon d’aborder cette question, le feedback des clients par mail est le sujet abordé par Leonie Jonker à partir du texte de Paula’s Choice, « Building RelationshipsThrough Customer Feedback ».

3. Ne franchissez pas la ligne du non-consentement, évitez la dite « creepy line »

Sans données sur le comportement des destinataires,
il n’est pas possible de personnaliser. Mais ce genre de données est maintenant
soumis aux règles strictes du RGPD. Les spécialistes du marketing doivent
s’assurer de deux choses : ils doivent respecter la protection des données et
éviter le seuil qu’on appelle « creepy line » (défini de manière
moins claire et très individuelle).

En parlant aux différents acteurs de l’industrie
de l’e-mail – les spécialistes du marketing ou de la sécurité, par exemple – il
est clair que chacun sait ce que signifie « creepy line »,mais chacun
la définit différemment pour lui-même. C’est justement cela le danger – les
spécialistes du marketing doivent se mettre à la place de leurs clients.
Lorsque nous parlons de « creepy line », ce que nous voulons dire,
c’est que vous, en tant que destinataire, recevez un courriel et vous pouvez
voir d’après le contenu que l’expéditeur sait quelque chose sur vous que vous
ne voulez pas qu’il sache.

Mais encore une fois, cette ligne à ne pas
franchir est définie très individuellement par chacun. Ce que chacun veut que
l’entreprise sache à  son sujet diffère
d’une personne à l’autre. Les entreprises doivent donc faire très attention à
être toujours transparentes et à ne pas utiliser de données qui effraient les
destinataires et qui font sonner l’alarme : « Hé, d’où viennent-ils, ces
données ? Je ne voulais pas qu’ils le sachent ». Une conséquence possible de
ceci pourrait être que les destinataires se désabonnent d’une newsletter, et ce
n’est pas ce que veulent les spécialistes du marketing.

Et il ne s’agit pas que de savoir si un client « veut »
que l’entreprise sache quelque chose – il s’agit de savoir si l’entreprise est
même « autorisée » à le savoir. Ce principe repose sur le concept
juridique de consentement tel qu’il est énoncé dans le règlement général de
l’UE sur la protection des données (RGPD), par exemple : les entreprises ne
peuvent collecter que les données pour lesquelles le destinataire leur a donné
son consentement.

Le futur réside dans l‘e-mail personnalisé

Il y a toute une série de développements à l’horizon qui ont le potentiel de rendre l’expérience du courriel encore plus individuelle, pertinente et engageante. En ce qui concerne l’avenir à moyen et à long terme, bien sûr, l’expérience du courrier électronique est plus difficile à définir. À moyen terme, il se peut que le courriel ne soit en fait que la technologie de base, le système de messagerie pour une expérience client stimulante. Peut-être que nous n’aurons même plus de client de messagerie.

Les données des courriels pourraient nous être fournies en fonction de leur pertinence et de leur importance immédiate par des assistants basés sur l’IA, et nos réponses seront dictées plutôt que dactylographiées- ce qui est loin de notre expérience actuelle en matière de courriel. Mais il va falloir attendre pour voir.

Toutefois, dans un avenir plus proche, nous constatons que la frontière entre les différents canaux de commercialisation ou outils de commercialisation s’estompe. Par exemple, il devient possible pour les destinataires d’interagir par courriel comme s’ils étaient sur un site Web. Des projets pilotes pour le courrier électronique interactif sont en cours.

L’avantage pour l’expéditeur est qu’il peut offrir une expérience personnalisée sans que les utilisateurs aient besoin de se connecter ou d’aller en ligne, et l’interaction et l’engagement du destinataire sont bien meilleurs. Les utilisateurs peuvent cliquer dans une galerie de photos, écrire des commentaires, expérimenter une gamme de couleurs, le tout sans quitter l’e-mail, comme l’explique Mark Robbins de Salesforce dans son interview sur l‘e-mail interactif.

L’un des projets axés sur l’interactivité dans les courriels est le projet Google AMP for Email, lancé au début de 2019. Il permet un contenu dynamique dans les courriels, et peut faire des choses intéressantes comme apporter des données en temps réel dans les mails. Pour revenir à mon courriel d’anniversaire, un expéditeur utilisant AMP pourrait intégrer des données en temps réel dans ce mail, comme la météo d’aujourd’hui dans ma ville natale ou ma localité actuelle.

S’il pleut beaucoup, l’offre d’anniversaire pourrait être une remise de 50 pour cent sur un nouveau manteau de pluie, alors que s’il fait beau et qu’il fait 35° C, je pourrais obtenir une remise de 50 pour cent sur les maillots de bain. Cela rendra certains types de courriels beaucoup plus pertinents.

Pourquoi les experts du marketing devraient-ils se laisser « séduire » par les standards de l’e-mail ?

De telles innovations dans le monde de l’e-mail ne
sont possibles que par la création de normes que tout le monde peut utiliser.
Mais les normes en matière de courriels ne convainquent pas forcément les
spécialistes du marketing. Ceux-ci ne sont pas très intéressés à s’assurer que
leurs courriels s’y conforment. Les marketeurs ont tendance à s’intéresser
davantage aux jolies photos, au design, aux couleurs et à la capacité de suivi.

De nombreux spécialistes du marketing ne
considèrent pas que la mise en œuvre des détails techniques est pertinente pour
leur secteur d’activité. C’est en partie parce qu’on ne voit pas le résultat
immédiatement. C’est un défi auquel nous sommes confrontés dans la mise en
œuvre d’une norme, d’une nouvelle technologie ou d’une pratique exemplaire :
parfois, nous ne voyons pas tout de suite le résultat. Et si vous travaillez
dans le département marketing et que vous avez des tableaux de bord à remplir
et des objectifs à atteindre à la fin du trimestre, rien ne vous incite à
mettre en place les détails techniques.

Quels sont donc les résultats de la mise en œuvre des normes techniques ? Le résultat à long terme est que vous pouvez toujours envoyer des courriels. Et c’est là le problème : il y a peu d’incitations positives, mais il y a un risque élevé et les dommages seront là à long terme. Par conséquent, nous devons reformuler la question : quelles sont les conséquences de la non-application des normes techniques ?

La réponse est la suivante : si vous n’appliquez pas les meilleures pratiques maintenant, vous aurez un très gros problème à l’avenir – votre réputation pourrait être ruinée et ce sera très difficile à réparer. Peut-être que vous aurez des amendes légales de la part de vos clients et que les fournisseurs des services d’e-mail n’enverront même plus vos courriels. Si vous n’avez pas mis en place un système de rapports, vous ne le remarquerez même pas. Le message clair est donc le risque élevé d’inaction.

Les analystes de la sécurité des e-mails ont commencé à comprendre la nécessité de favoriser les normes techniques, et ils commencent à parler aux expéditeurs des e-mails de marketing dans une langue qu’ils comprennent. Le standard BIMI en est un très bon exemple. BIMI permet à une marque d’afficher son logo dans la boîte de réception du destinataire si DMARC est implémenté d’une manière spécifique par le domaine expéditeur.

Ainsi, si vous avez implémenté DMARC de manière efficace,  votre logo de marque sera affiché dans les boîtes de réception et cela est un langage que les spécialistes du marketing comprennent. Et je pense que c’est le point sur lequel l’industrie doit travailler ensemble afin de rendre ces standards attractifs, comme Marcel Becker et Seth Blanken parlent dans leur interview « Email Revolution ».

Une autre norme en cours d’élaboration est schema.org. Avec schema.org, l’objectif est de construire une « boîte de réception intelligente » – un assistant numérique pour la gestion des courriels. De telles initiatives peuvent avoir un effet profond sur l’expérience de l’e-mail du futur. Le problème est qu’avant qu’une machine (qu’il s’agisse de votre client de messagerie ou de votre assistant vocal) puisse vous aider avec un e-mail, elle doit avant tout comprendre le sujet d’un e-mail.

Bien que l’apprentissage automatique ait déjà fait quelques progrès dans l’interprétation de l’information des e-mails, schema-org peut offrir une solution meilleure et plus propre : laisser l’e-mail lui-même dire quel est son but, par le biais d’un marquage supplémentaire et de méta-informations. Les marques, en particulier, auraient intérêt à le faire, car l’expéditeur contrôle alors à 100 % l’interprétation du courriel par différentes machines ou boîtes de réception intelligentes.

CSA encourage l’élaboration de normes

La CertifiedSenders Alliance (CSA) favorise l’élaboration de normes et de technologies qui améliorent le courriel.

Dans un premier temps, nous établissons des normes
de qualité. Cela signifie que nous examinons la loi actuelle et que nous parlons
avec les fournisseurs des services d’e-mail et les expéditeurs, donc l’industrie
du courriel. Il faut aussi que nous mettions à jour les normes régulièrement, au
besoin. Les critères de la CSA constituent un excellent ensemble de best
practices. Donc, ici, on parle de la théorie.

Nous certifions ensuite les expéditeurs qui se conforment à ces normes et les mettons en pratique. Et nous avons des partenaires technologiques et des fournisseurs de services d’e-mail qui ont mis en œuvre la liste des expéditeurs conformes à ces normes et qui ont un avantage en matière de délivrabilité pour eux. Donc, si vous suivez les meilleures pratiques de la CSA et faites certifier votre marque, ou si vous travaillez avec un fournisseur de services d’e-mail certifié par la CSA, vous aurez l’avantage d’une meilleure délivrabilité.

En plus de l’établissement de normes et de la certification, nous encourageons également le développement de nouvelles normes techniques et de nouvelles technologies qui sont toujours présentées au Sommet annuel de la CSA, où des experts parlent des nouveaux développements, dans des livres blancs ainsi qu’au cours d’interviews. Enfin, le sceau CSA signifie que les expéditeurs se soucient de la qualité de leurs courriels et cela intéresse beaucoup leurs clients.

Source: Webmarketing & co’m